Après le covoiturage, l’auto stop

La tendresse canine, ou comment rendre l'auto stop plus agréable.

Scène 1 : dimanche à la plage. Scène 2 : transport en navette. Scène 3 : Un groupe de sept amis sur le bord d’une autoroute à 8 km de Montpellier. Scène 4 : des âmes charitables qui prennent de parfaits inconnus dans leur voitures.

Parfois, je me dis qu’il faut être moi pour vivre ce genre d’aventures. Mais à cette occasion, j’avais six témoins. Après une soirée de fête, on a décidé d’aller à la plage pour profiter de notre seule journée de congé. Vers 14 h (pas trop tôt s’il vous plaît), on s’est donné rendez-vous pour faire la sieste au bord de la Méditerranée.

Après des tours et des détours, on a trouvé le chemin vers la navette qui devait nous emmener à destination. Une demi heure et presto ! On était à la plage. Quelques pas après, les serviettes étaient étendues, les maillots de bain (pour ceux qui en avaient) étaient en place, l’après midi de rêve pouvait commencer.

De l’incrédulité et une blonde à forte poitrine

Une couche de crème solaire appliquée, une page de roman tournée, quelque litres d’eau salée avalés…la fatidique heure du retour approchait. Allez un dernier coca light, une dernière promenade sur le sable fin ! Au fait, à quelle heure part la dernière navette ? Rapide vérification sur le panneau, ( ce qu’on aurait dû faire en arrivant), un peu après 18h. Il est quelle heure ? Presque 19h. Ah.

Eh bien , en rentre en auto stop. Ah bon ? La question pleine d’incrédulité vient de ma part. Quand je pense à l’auto stop, je pense à un mauvais film avec une blonde à forte poitrine qui attend sur le bord de la route. L’homme qui offre de la conduire jusqu’à chez elle n’ira pas très loin, la fille non plus d’ailleurs. Le fossé le plus proche est la dernière destination de la blonde.

On se croirait à Pékin Express

J’ai répété ma question mais tout semblait tellement naturel pour les autres, sauf pour un de mes copains suisses, qui était aussi inexpérimenté en la matière que moi. Après quelques hésitations, le plan de guerre était tracé. Le groupe s’est divisé en trois et je ne sais pas trop pourquoi, les deux filles, dont moi, étaient très convoitées. Cf. mauvais film avec le psychopathe qui guette les filles abandonnées au bord de la route.

Pendant 5 minutes, environ, nos pouces se sont levés en vain. Mon incrédulité persistait, je me préparais mentalement à marcher les 8 km du retour. Le premier groupe est parti, suivi par le deuxième. Il ne restait que le mien. Comme quoi, faire du stop avec une jeune demoiselle n’est pas toujours efficace.

Il ne fallait pas désespérer. Un « kiné » à la peau matte et au fort accent du sud s’est arrêté à quelques mètres de nous. Il avait la trentaine, un sourire éclatant et se dirigeait vers son travail après une journée de farniente. Il était accompagné de sa petite chienne. Elle nous a accueillis aussi bien que son maître.

Les bavardages rendent la route plus courte. En un clin d’œil, on s’est retrouvé pas loin du tram qui nous déposerait près de chez nous. Ma copine affirme qu’une connaissance à elle, parcoure la France en stop. Elle dit que c’est une culture bien enracinée dans ce pays. Effectivement !

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