Mexique : L’organisateur de la marche pour la paix critiqué

Viaducto y Eje central.
Les manifestants ont crié : « Estamos hasta la madre. » « Y en a marre ». ©Brenmorado

La possible grossesse de Carla Bruni, le concert d’U2 et même les émeutes à Athènes occupent la Une de El Universal, journal de référence mexicain. Et pourtant il y a un autre sujet qui préoccupe les Mexicains. Dimanche 8 une marche a envahi les rues de la capitale pour protester contre la violence et lancer un appel à la concorde nationale.

Javier Sicilia s'adresse à la foule. ©AFP

Le poète et journaliste Javier Sicilia est à l’origine de la manifestation qui a eu des échos aux Etats-Unis et dans quelques villes européennes. Environ 85 000 personnes se sont rendues au Zócalo, la place centrale de Mexico. Le poète a lancé ce mouvement car son fils et des amis ont été torturés et tués au bord d’une autoroute sans aucune raison apparente il y a deux mois. Les autorités ont évoqué un lien entre  des occupants de la voiture et les narcos. Depuis, il “ne peut plus écrire”. Il a troqué la plume pour les pancartes.

Dans cette énorme place mexicaine, Sicilia comme bien d’autres, demande la tête de García Luna le ministre de l’intérieur mexicain, bras droit du président Calderon qui entretiendrait une relation privilégiée avec le crime organisé. Quelques uns voudraient prendre la requête du journaliste au pied de la lettre. Sicilia tempère : “Non, qu’il ne meure pas, il faut qu’il soit puni. Nous ne voulons plus de haine, plus de morts”. Souvenez-vous, Florence Cassez, accusée d’enlèvement avait dénoncé l’implication de García Luna dans son affaire.

Le doute

Aujourd’hui, des journalistes, des observateurs et des membres du gouvernement se demandent pourquoi Javier Sicilia demande la démission du ministre de l’intérieur. Il serait logique de demander des explications à celui qui a été mandaté par le président Calderon pour lutter contre le traffic de drogues et ses violentes conséquences. On estime que 40 000 personnes sont mortes, victimes de la lutte contre les narcos.

Ici, le cortège fait une escale à Cuernavaca avant de reprendre la route pour Mexico. La marche avait commencé le 6 mai. Son point culminant a eu lieu le 8 mai.

Carlos Marín, le chargé de la sécurité publique au niveau de l’état a traité le poète d’ingrat. Le fonctionnaire considère que c’est la police qui a trouvé les prétendus coupables de la mort de son fils. Il l’a accusé d’agitateur. Un agitateur qui a rassemblé des milliers de personnes qui criaient : “Nous ne voulons plus de ce « narcogouvernement » !” Carlos Marin a enfoncé le clou en insinuant que Sicilia aurait des motifs cachés. Des journalistes ont signalé que les narcos se frotteraient les mains si García Luna partait. Car sa révocation laisserait une marge de manoeuvre plus importante aux trafficants. Comme s’ils n’avaient déjà toute la liberté pour déstabiliser le pays.

Dans cette video le président du Mexique promet de prendre en compte les demandes des manifestants.

Si on s’interroge sur les raisons souterraines du poète Sicilia c’est parce qu’il a encouragé la population à descendre dans les rues. Le président Calderon dit avoir entendu les revendications de la population jugeant inefficace la politique du chef de l’état en matière de violence et lutte contre les narcos qui gangrènent la société mexicaine.

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Une réflexion sur “Mexique : L’organisateur de la marche pour la paix critiqué

  1. Acabo de oir que, debido a la demanda de narcóticos de la unión americana, por que no la producen dentro de sus fronteras, eso sanearía a latinoamérica!! Una utopía más, pero pensándolo de nuevo, por que no!! Es terrible lo que ocurre todos los días en américa latina, enfrentarlos como lo hace México o no hacer prácticamente nada, como sucede en el resto de la región, es tambien cuestion de mercado, oferta y demanda global de bienes y servicios, legales o no, son la causa – efecto de lo que se encierra en esto. Hagamos algo todos… ignorarlo nos hace cómplices y por ello apoyemos iniciativas para regresar a la paz de mi infancia, donde jugar en la calle era tan sano como hoy pretendemos que lo sea encerrados en casa.

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