Immigrant, le mot qui fait peur

Comme le débat sur l’identité nationale a tellement bien marché, Jean François Copé veut désormais débattre sur l’immigration. Une convention au sein de l’UMP devra se tenir au mois de juin. Le regroupement familial, le travai et l’immigration sociale sont quelques sujets qui  devraient être abordés. Ce débat est cohérent avec le discours de l’UMP qui n’hésite pas à trouver un ennemi public à défaut de proposer des solutions concrètes.

Claude Guéant avait déclaré au mois d’avril qu’il voulait réduire de 200 000 à 180 000 les entrées annuelles sur le territoire français. Pour Jean François Copé ce n’est pas de la xénophobie, c’est un problème économique : l’Etat ne peut plus financer des mesures sociales dont les immigrés bénéficient. Mais quels immigrés ? Légaux ou illégaux ? Le problème de l’immigration n’es pas que français ou européen. Les Etats-Unis, bien sûr, et même l’Australie se retrouvent dans la même situation.

El otro lado

Au début du mois de mai, Barack Obama s’est exprimé à El Paso, Texas, non ce n’est pas une marque de tacos. Sous un soleil de plomb, le président a été chaleureusement reçu à la frontière des Etats-Unis. Mr. President a fait longuement l’apologie de l’immigration en racontant des histoires touchantes comme il l’avait fait pendant sa campagne électorale : « Nous nous définissons comme une nation d’immigrants […] Ce flux a contribué à ce que notre nation soit plus forte […] N’importe qui peut écrire le prochain chapitre de notre histoire. »

Mais son beau discours ne s’est pas réduit à se féliciter des origines diverses et variés des Américains, il a beaucoup insisté sur les « lois » et sur les mesures pour durcir la politique d’immigration. Obama a souligné que toute l’économie souterraine qui gravite autour des sans-papiers nuit gravement à la santé économique de la classe moyenne américaine-fond de commerce électoral du démocrate. Elle porte préjudice aussi aux immigrants qui essayent de vivre légalement aux Etats-Unis.

Un système irréformable ?

Dans un article d’opinion paru dans Politico, Thomas Whenski souligne qu’il ne suffit pas de faire des discours pour réformer un système migratoire délabré. Mais le journaliste est du même avis qu’Obama. Quand un employeur  embauche un sans-papiers, il ne paye pas de charges, propose un salaire dérisoire et peut proposer des services moins chers. Le concurrent ne peut pas égaler ses prix en respectant la loi. Et le sans-papiers en question est à la merci de son employer.

Il y a dix ans, Bush junior a voulu s’attaquer au problème à coup de construction d’un mur, des arrestations arbitraires basées sur le faciès et autres mesures applaudies par l’électorat républicain de l’époque. Mais vint le 11 septembre et George a dû se concentrer sur les armes de destruction massive.  Dans les mois à venir, le congrès américain fera passer plusieurs lois pour renforcer la politique mais aucune réforme du système n’est encore annoncée.

L’amnistie est donc le mot qui tourne en boucle quand il s’agit de réguler le  flux migratoire aux Etats-Unis. Les migrants et les associations qui défendent leurs droits voudraient un assouplissement des règles pour que les clandestins cessent de l’être plus rapidement. Ceux que le gouvernement ne souhaite pas, bien entendu.

Entre-temps, le Mexique est incapable de limiter  le passage des migrants clandestins Mexicains et non Mexicains. Tout ce que le pays s’est engagé à faire récemment, c’est  protéger ces personnes qui tombent souvent entre les mais des passeurs et des mafias qui profitent de leur envie d’aller « al otro lado ».

Ici, ailleurs, partout

A l’autre bout du monde, en Australie, le gouvernement fédéral souhaiterait éteindre sa politique migratoire à l’Australie de l’Ouest qui ne l’applique pas. Les demandeurs de visas australiens ne peuvent ni vivre ni travailler dans le pays, ce qui est possible jusqu’à présent dans l’’ouest de l’île. Le ministre de l’énergie et du travail, Peter Collier, conteste le désir du gouvernement d’appliquer ces règles de migration à l’Australie de l’Ouest : « Nous avons besoin d’un grand nombre de travailleurs qualifiés et non qualifiés », a-t-il déclaré. L’Australie de l’Ouest a prévu de développer ses infrastructures. Le coût des projets est estimé à $225 billion de dollars australiens. D’après un rapport financier, le manque de main d’œuvre pour travailler dans ces projets est une grande préoccupation.

Dans chaque pays la situation de ses migrants est spécifique mais le besoin de main d’œuvre est une problématique commune. Malgré toutes les règles pour rendre le séjour des nouveaux-venus plus difficile.

En Allemagne, Berlin avait déjà renforcé la législation sur les conditions d’entrée dans le pays depuis 2007. Mais le ministère de l’Economie estime que le pays a besoin de travailleurs qualifiés, notamment 220 000 ingénieurs, biologistes et techniciens d’ici à 2014 pour faire face aux besoins croissants des entreprises.

En Grande Bretagne, pendant sa campagne électorale au printemps 2010, le Parti conservateur a promis de réduire le flux migratoire. Le premier ministre souhaite ramener le solde migratoire à « quelques dizaines de milliers de personnes », alors qu’il a, ces dernières années, systématiquement dépassé le seuil des 100 000, voire des 200 000.

Il a néanmoins déclaré vouloir accélérer l’accès à la nationalité, ouverte à plus de 100 000 personnes par an.  Le patronat, qui dépend de la main d’œuvre bon marché que représentent les immigrés qualifiés issus de pays extérieurs à l’Union européenne, craint lui, de pâtir du plafonnement provisoire mis en place en juin. Cette politique entraînera, selon lui, des délocalisations.

Infographie : Le Parisien

D’autres pays européens comme la Suisse, le Danemark ou l’Italie durcissent leurs lois et alimentent la peur des étrangers sans avouer que ces personnes contribuent à l’économie et à la richesse du pays. C’est parti pour le débat ?

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Une réflexion sur “Immigrant, le mot qui fait peur

  1. Es un derecho humano, decidir donde vivir y para eso muchos hemos migrado, !por deseo o por necesidad! Independientemente de ello, somos de alguna forma parte del motor económico, que a algunos no les gusta reconocer o aceptar. Google map o National Geographic, podrían tener como un reto tecnológico, crear un gráfico, similar al que usan en televisión, para mostrar los cambios climáticos, en donde en pocos segundos se mostrara el flujo migratorio que parte y llega de todos los sitios del planeta. Ahí podr;ian los G8, G10, G20… implementar soluciones de origen y apoyar humanamente a quienes de ver resueltas sus circunstancias, no se chocarían con barreras físiscas y burocráticas, para querer ingresar y mal vivir por discriminación o ilegalidad en paises distintos al origen. Pero hay razones económicas que convienen a unos y otros… por que algunos fabrican y venden armas, narcóticos, combustibles, alimentos… personas. Y sí, lamentablemente para algunos, las personas son mercancía, son máquinas, son objetos para competir, para enriquecer… que mundo! Ya me canse, no claudico, pero este sitio me ayuda a vertir ideas que seguro son compartidas por el autor y miles que con nuestra labor diaria, contribuiremos a un micro mundo mejor, quiza solo en nuestra casa o barrio… con audacia algo más allá…

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