Les politiciens mexicains tweetent aussi

Ils l’ont compris, enfin, à peu près.  Twitter peut  être utile en politique. A l’instar de leurs collègues français, les politiques mexicains sont de plus en plus présents sur la toile. Les élus mexicains sont prêts à débourser une petite fortune pour être rompus aux réseaux sociaux.

Pour maîtriser Facebook, Linkedin, Google+ et Twitter, des sénateurs, gouverneurs, candidats à la présidentielle et bien d’autres, font appel à des entreprises consacrées à la communication.

Les politiques aztèques, comme les Français, ont admis que les réseaux sociaux sont indispensables pour une élection. Il y a plus de 22 millions d’usagers de Facebook et 4,5 millions de Twitter au Mexique, autant d’électeurs potentiels dans un pays de 112 millions d’habitants. A titre comparatif, Facebook a plus de 15 millions d’utilisateurs dans l’Hexagone, Twitter en compte 2, 4 millions.

« Un politique qui n’utilise pas Twitter n’est pas un bon politique »

Pour le chercheur en communication à l’Université autonome du Mexique, Miguel Carbonell, « les réseaux sociaux vont jouer un rôle déterminant lors des prochaines échéances. Les utilisateurs peuvent faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre ». Et d’ajouter : « Un politique qui n’utilise pas les réseaux sociaux n’est pas un bon politique car il se coupe de tout un pan de communication ».

Le prix pour devenir « un bon politique » peut varier. Il est déterminé par les ambitions de l’élu sur la toile. En mars 2010,  la Présidence de la République a signé un contrat de 3 millions de pesos (170 000 euros) avec la société Lunave Multimedios pour faire du consulting et des analyses sur le comportement de l’opinion publique sur les réseaux sociaux. Le bureau de communication sociale de la Présidence, encadré par une société de communication, a formé en réseaux sociaux tous les porte-parole du gouvernement fédéral. Le montant de la facture reste inconnu.

Les politiques deviennent des Trending Topics

Santiago Creel, sénateur du Parti Action Nationale, ou Enrique Peña Nieto, du Parti Révolutionnaire Institutionnel, sont des férus de Twitter. Lors des dernières élections locales dans l’Etat de Mexico, il y a quelques mois, le nom des deux candidats se sont positionnés en tant que trending topics. Ils prétendent tous les deux à la plus haute fonction de l’Etat en 2012.

Comme en France, ce sont les compagnies de coaching ou communication qui s’occupent de mettre à jour les comptes des candidats. Mais quand l’élu est effectivement derrière l’écran, il passe son temps à échanger des noms d’oiseau avec un autre  comme le décrit  Diego Beas, auteur du livre La réinvention de la politique : internet et la nouvelle sphère politique. Pour lui, les politiques font tout sauf informer et interagir avec les citoyens.

Pour l’auteur, les politiques s’en servent pour ne pas rester à la traîne et non parce qu’ils croient au potentiel de ces réseaux.

Selon Diego Beas, il est complétement anecdotique que le président de la République, Felipe Calderon ait plus de 900 mille abonnés sur Twitter. Felipe Calderon est, néanmoins, un des seuls à répondre personnellement à ses followers.

Les élus, en général, ont oublié que les jeunes sont les principaux usagers de Twitter et Facebook au Mexique. Ils ne s’intéressent pas à la politique. Ces jeunes ne veulent pas qu’on leur parle comme à la télé ou à la radio avec les fautes d’orthographe en plus. Ils demandent un vrai échange et des propositions. Ce qui manque cruellement aux comptes des politiques mexicains.

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Une réflexion sur “Les politiciens mexicains tweetent aussi

  1. Una de las cosas que me desaniman para ser activista en las redes sociales es justamente la ortografía… sabe Dios de donde bajaron esos cienes de analfabetas, no saben escribir con algún razgo o intento de manejar el idioma, ni se diga de redacción, incluso de lógica básica… quien sabe a veces lo que quieren expresar… se entenderán ellos mismos? Será que soy muy viejo para tolerar contracciones, siglas y verdaderas patas… NO, no acepto eso. Imagino que si pudieramos visualizar por TV la ortografía de quienes son comunicadores, en algunos casos los pondría en el mismo lugar, calificandolos de analfabetas funcionales… una iniciativa interesante para los desarrolladores de motores de chat sería un corrector ortográfico, que rechazara lo que ni siquiera se aproxima a la onomatopeya de lo que desean decir… una campaña en este sentido sería interesante para quienes en las redes sociales no tienen ni tantito de verguenza (perdonen mi dieresis en la u), por garrapatear el idioma… e incluyo a algunos personajes públicos… que buscan BOTOS, VOTOX… no es gracioso ver cosas así!!!!

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