Faux narcos, espions et terrorisme

Monsour Arbabsiar

Les narcos mexicains n’ont pas participé à l’attentat déjoué contre l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Washington. Mais cet incident pourrait être les prémices d’une liaison très dangereuse.

12 octobre, une « alerte aux actes  terroristes » est déclenchée. Un attentat vient d’être déjoué aux États-Unis. L’Iran est pointé du doigt par les autorités américains. La République islamique crie au complot mexicano-américain. Bonjour la crise diplomatique. On soupçonne  les terroristes d’avoir reçu de  l’aide de narcos au Mexique pour préparer l’attentat.

Au Sénat mexicain, on demande des comptes au gouvernement. Les hautes autorités mexicaines ont coopéré avec leur voisin du nord pour empêcher cet attentat. Mais personne n’était au courant. Normal, top secret. Ce qui a vexé les législateurs.  Résultat : trois pays en tension.

Un informateur au prix d’un narco

Quelques jours après, l’enquête révèle que les narcos mexicains n’y étaient pour rien. Pour une fois. Mais un des suspects de l’attentat, Monsour Arbabsiar, inculpé par la justice américaine, s’était bel et bien rendu au Mexique.  Il croyait avoir rencontré un gentil narco qui lui prêterait main forte. Au lieu de ça, il a collaboré avec un informateur des services américains de la lutte contre la drogue travaillant sur  sol mexicain.

C’est un cousin, dont le nom n’a pas été évoqué, qui aurait proposé au présumé terroriste, quelques mois auparavant, de kidnapper l’ambassadeur saoudien à Washington avec l’aide de trafiquants de drogue mexicains.

L’Américain d’origine iranienne aurait payé 1,1 millions d’euros à l’homme qu’il croyait membre du redoutable cartel des Zetas. Le même responsable de la tuerie dans un casino de Monterrey, cet été.

Trop d’ingérence ?

Ce cartel ne serait donc pas lié à cet attentat. Soulagement des deux côtés du Rio Grande. Mais aussi un malaise : les sénateurs ont dénoncé une présence trop appuyée des autorités américaines au Mexique. une enquête se poursuit néanmoins.

Une question reste sans réponse. Les terroristes sont-ils en train de tisser des liens avec les narcos ? La réponse est oui cela fait 20 ans que les narcos faisant circuler de la drogue en Afrique occidentale payent des taxes aux membres d’Al Qaida  pour traverser leur territoire. La nouveauté serait une alliance comme celle qui a été décrite dans le scénario de cet attentat déjoué, où un terroriste rencontre un narco au Mexique pour préparer une attaque.   Les trafiquants connaissent un peu trop bien le moyen de faire circuler illégalement des hommes et de la marchandise dans le pays de l’Oncle Sam.

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Une réflexion sur “Faux narcos, espions et terrorisme

  1. Independientemente de si hay o no vínculos entre los malos, la situción es que así como el dinero, llama dinero, el magnetismo de lo ilegal, es sumamente rentable y a productores, distribuidores y consumidores de esos artículos que burlan leyes y fronteras, conviene crear y mantener redes, pues solos no podrían operar y en el proceso, atrapan vulnerabilidades… el efecto de eso es que estamos creando barreras más altas, inversiones cada vez más sofisticadas y costosas y cercandosnos a nosostros mismos en inseguridad, sospechas y malvivir ya para muchos.

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