La présidentielle mexicaine version 2.0

A la tête du G20 depuis janvier (oui oui), ce pays s’apprête à voter pour une nouveau président ou présidente en juillet. Les concurrents ont adopté une stratégie web pour tenter de remporter l’élection. Ils sont sur Twitter, sur Facebook, ils « instagramisent » les moments forts de la campagne et ont des sites qui tiennent la route. Ils n’ont rien à envier à leur voisin du nord et à leurs collègues européens.

Sans beaucoup de réticences, les aspirants à la fonction suprême ont intégré qu’Internet fait parti d’une campagne digne de 2012. Il y a cinq ans c’était impensable au Mexique. Mais Obama est passé par là. C’est la première fois qu’une élection aura pleinement sa place sur le web dans ce pays : le vote jeune est un vrai enjeu.

Quelques followers dans une botte de foin

Enrique Peña Nieto, le représentant de la gauche, a à ce jour 439 144 followers. La candidate de la droite Josefina Vazquez Mota en a 349 538 et le Mélenchon mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador en a 299 966. La même tendance se retrouve dans les enquêtes d’opinion.

A eux trois, ils cumulent plus d’un million de followers. A titre indicatif, Nicolas Sarkozy compte 120 706 abonnés et François Hollande 194 096 abonnés. Sur Facebook les candidats, ont plus de 3 millions d’amis. Mais ces chiffres restent dérisoires dans un pays de plus de 112 millions d’habitants.

La home du site de campagne d'Enrique Peña Nieto.

Une récente étude relativise l’impact possible des campagnes sur les réseaux sociaux sur les choix électoraux des Mexicains. Entre 2005 et 2009 les abonnements à un fournisseur d’internet se sont multipliés. Mais le niveau reste bas par rapport à un pays comparable comme l’Argentine. Uniquement 15% des ménages ont accès à internet.

Et Twitter ? Ce n’est pas dans le nid du petit oiseau bleu que les candidats vont récolter des voix. Facebook-le Mexique est le cinquième pays le plus représenté sur le réseau- HI5 et Metroflog rafflent 3/4 du marché du web aztèque.

Une émission de CNN-Mexique demandait à ses folowers s’ils trouveraient pertinent un débat entre les candidats sur Twitter. Un internaute a tout simplement répondu  : « Ce n’est pas un endroit pour ça mais c’est un bon moyen pour faire des propositions ». D’autant plus que débattre sur Twitter c’est exclure des millions de Mexicains du débat démocratique.

Malgré toutes les limites de la campagne sur Internet, les politiques mexicains et latino américains ont compris que la politique est en train de changer. Même si quand les dirigeants latino tweetent on peut s’attendre à tout et n’importe quoi.

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